REQUIEM suivi de POÈME SANS HÉROS de Anna Akhmatova
/image%2F2926401%2F20260628%2Fob_8c8d7f_716nlgylkjl.jpg)
Il y a des livres qui témoignent et il y a ceux qui semblent avoir traversé le feu eux-mêmes, ainsi en est-il du Requiem d'Anna Akhmatova derrière lequel on aperçoit les files d'attente devant les prisons de Leningrad, tu sens l'odeur de la purge ?
Anna Akhmatova écrit avec une simplicité presque désarmante alors qu'elle porte l'une des tragédies les plus vertigineuses du XXᵉ siècle. Pas d'effets, pas de démonstration. Elle donne une langue nue qui avance comme quelqu'un qui sait que chaque mot coûte quelque chose, la douleur n'est jamais exhibée, elle est là, simplement.
Poème sans héros, qui suit, est une œuvre plus labyrinthique, riche en références littéraires, musicales et historiques, et habitée de fantômes qui circulent entre les époques.
Il s'agit moins d'un livre sur le stalinisme que d'un livre sur la mémoire, l'absence, la fidélité aux morts et la résistance de la parole – l'effacement n'aura pas le dernier mot.
Anna Akhmatova est une voix centrale de la poésie russe moderne.
Le souffle court, j'ai crié : « Ce n'est pas vrai,
Il ne s'est rien passé. Si tu pars, je meurs. »
Il a souri, calme, sinistre.
Il m'a dit : « L'air va te faire du mal. »
Gallimard (2007)
325 pages
L'AUTEURE
Anna Akhmatova (1889–1966) est une poète russe majeure du XXᵉ siècle. Figure de l’Âge d’argent de la poésie russe, elle est connue pour la sobriété et la densité de son écriture. Son œuvre a été marquée par la censure et les persécutions sous le régime stalinien notamment après l’arrestation de son fils. Ses œuvres principales : Soir (1912), Chapelet (1914), Requiem (1935-1940), Poème sans héros (1940-1965).