ROCHEBRUNE de Sophie Divry
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Ah qu'il est difficile de vivre le couple la recomposition le quotidien le compromis le ferme ta gueule ça sert à rien le chacun pour soi ! Et ça Sophie Divry l'écrit assez fort pour que je freine des deux pieds des deux mains dès demain pour une cohabitation du renoncement, l'auteure installe son récit dans l'enfermement de vies qui manquent d'air, d'une famille bourgeoise qui pense tout contrôler dans l'ère du moi moi moi, elle pose là une satire sociale du monde d'après. Alors, pour rompre l’asphyxie le temps d'une semaine, elle emmène le couple et les deux enfants s'oxygéner (consommer des vacances) à la montagne « Le village de Rochebrune leur apparut pour ce qu'il était : un clocher sombre et une vingtaine de maisons accrochées sur la face nord d'une paroi toute de pierre. »
Le roman glisse à partir du moment où des individus coincés dans un système qui ne tient plus debout se trouvent confrontés à la réalité d'une nature qui ne veut plus d'eux. Faut-il vraiment que la montagne s'écroule pour que l'on revienne à notre humanité ?
C'est un roman grinçant, parfois cruel parfois agaçant, qui tente de nous faire prendre de la hauteur et peut-être retrouver un peu d'humilité.
Actes Sud (2026)
207 pages
L'AUTEURE
Née en 1979, Sophie Divry est écrivaine et journaliste. Diplômée de l’ESJ de Lille et de Sciences Po Lyon, elle travaille notamment pour La Décroissance avant de se consacrer à l’écriture. Elle publie La Cote 400 en 2010, puis La Condition pavillonnaire (2014), Quand le diable sortit de la salle de bain (2015), Trois fois la fin du monde (2018), Cinq mains coupées (2020) et Fantastique histoire d’amour (2024). Son œuvre, attentive aux rapports sociaux, explore des formes romanesques variées.