LES DÉSARMANTES de Caroline Bouffault

Publié le par Laetitia De Guiche

 

Avec Les Désarmantes, Caroline Bouffault tente la création d'une société où les femmes ont pris le pouvoir, une société où les hommes responsables des violences du monde ancien sont mis à l’écart le temps de leur « reconstruction ». Ainsi s’ajoute une nouvelle dystopie à la longue liste des récits qui explorent les futurs possibles de notre vieux monde

La grande force du roman réside dans l'univers créé par l'auteure qui pousse son idée jusqu’au bout et imagine avec précision les conséquences politiques, sociales et intimes d’une société qui entend éradiquer la violence en contrôlant ceux qu’elle considère comme responsables. En inversant les rapports de domination, le roman interroge notre conception de la paix, du pouvoir et de la liberté. Peut-on construire une société pacifique en imposant des règles, en excluant une partie de la population ou en prétendant corriger les individus ?

Je regrette que l’intrigue soit trop fragile. Le roman explore les institutions et les mécanismes avec beaucoup de précision, au point que cette construction du monde finit par prendre le pas sur l’intrigue. Il se passe finalement assez peu de choses, l’histoire peine à véritablement avancer. Il faut attendre les toutes dernières pages pour que le récit s’anime enfin mais un peu tard peut-être.

Éditions Fugue (2026)
322 pages


 

L'AUTEURE
Caroline Bouffault a grandi près de Grenoble et vit aujourd’hui à Paris. Son premier roman, Thelma (Fugue, 2023), a reçu la mention du public du prix Hors Concours et le prix de l’Échappée littéraire 2024. Elle publie ensuite Perséphone (2024), puis Les Désarmantes (2026), son troisième roman, également paru aux éditions Fugue.

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