CE QUE DISENT LES MORTS de Philip K. Dick

Publié le par Laetitia De Guiche

 

 

Ce qui est terrifiant avec cette nouvelle dystopique de Philip K. Dick, c'est que la mort ne peut plus interrompre le pouvoir.

L'auteur ne cherche pas à impressionner avec des machines brillantes ou des villes saturées d’écrans, juste il pose là l'idée de la “semi-vie”, un mort peut continuer à parler, à conseiller et à peser sur les décisions des vivants. Pourtant, en lisant cette nouvelle écrite en 1964, c’est le contraste entre cette invention vertigineuse et le monde étonnamment ordinaire tout autour qui m'a le plus saisi. Avec des téléphones fixes, des télégrammes et autres journaux papiers, le futur de Philip K. Dick est moins avancé que notre présent. Alors finalement, la "semi-vie" ne révolutionne pas les structures mais elle les prolonge et les puissants restent/stagnent.
Je ne connais pas tout l'univers de Philip K. Dick mais je retrouve là son intérêt pour le déterminisme technologique que l’on retrouvera dans Minority Report ou dans Blade Runner.

«  En tant que directeur du service de relations publiques du défunt, il lui incombait — tout simplement — de ramener Louis Sarapis à la vie. »

 

publié en 1964 aux États-Unis
Gallimard (2006)
traduit par Hélène Collon
125 pages

 

 

L'AUTEUR
Philip K. Dick (1928 1982) est un écrivain américain de science fiction, célèbre pour ses univers paranoïaques et ses questionnements sur la réalité, l’identité et la conscience. Il est l’auteur de romans majeurs comme Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?  (1968, adapté en Blade Runner), Ubik (1969), Le Maître du Haut Château (1962, Prix Hugo), A Scanner Darkly (1977) et VALIS (1981). Son œuvre, visionnaire et philosophique a profondément influencé la littérature et le cinéma de science fiction.

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