POÈMES de Anne Hébert
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Poèmes propose une expérience exigeante. C’est une poésie grave et concentrée qui m'a invité à ralentir mais je ne sais plus ralentir, je ne sais plus lire. Anne Hébert veut que j'accepte l’opacité et que je demeure dans l’inconfort du sens inachevé mais j'ai déjà assez du non-sens de la réalité. La nature n’est pas un refuge ni un décor lyrique, elle agit comme un miroir intérieur. Moi, je veux qu'elle soit mon refuge. L’eau, la nuit, la terre, le vent traduisent des états de conscience plus que des paysages. Tout semble ramener à une même interrogation silencieuse sur l’existence, le temps, la finitude. Chez Anne Hébert la vie n’est jamais triomphante finalement. Si encore elle bousculait, si encore elle m'apprenait, mais non, elle m'a lassée. Ça n'était pas le bon moment.
Éditions du Seuil (1960)
105 pages
L'AUTEURE
Anne Hébert (1916-2000) est une poétesse et romancière québécoise majeure du XXᵉ siècle. Son œuvre, marquée par l’angoisse, la violence et l’introspection comprend les recueils Les songes en équilibre (1942), Le Tombeau des rois (1953) et des romans essentiels comme Les Chambres de bois (1958), Kamouraska (1970), Les Enfants du sabbat (1975) et Les Fous de Bassan (1982). Sa langue dense et poétique a profondément renouvelé la littérature francophone.