L'AMOUR VRAI de Virginie Ducay
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Lucie, la quarantaine, rencontre Vladimir, marié.
L'histoire commence par un coup de foudre et va s'étirer dans une lecture éprouvante pour la lectrice que je suis. Là est le paradoxe de ce livre : comment puis-je donner un avis sur une histoire qui aura autant d'échos qu'elle aura de lecteurs ?
Dans mon cas, lectrice cinquantenaire qui a souvent posé la question de l'emprise, de l'obsession, de la passion, j'ai souffert de lire l'insoutenable attente de Lucie, encore étonnée pour les avoir vécus que l'amour et la maltraitance puissent s’entremêler dans une composition mortifère.
Deux décennies à chercher des réponses entre la théorie de l'attachement et l’activation de circuits dopaminergiques de la récompense, entre une surestimation de l'autre et la mésestime de soi, et Virginie Ducay me ramène à la non-réponse de cette déraison amoureuse. Je me suis pris les pieds dans le tourbillon de sa prose poétique qui s'attache à l'intériorité du personnage de Lucie – et qu'il fait froid et noir et triste au-dedans. L'auteure choisit un récit resserré au plus près de la sacrifiée, elle ne peut pas respirer et nous non plus.
La question de savoir si Lucie vit une forme de folie ou un amour véritable donne au titre, L’Amour vrai, un sens ambigu selon qui ouvre le livre, est-ce une définition ou de l'ironie ?
Éditions de La Part Commune (2026)
143 pages
L'AUTEURE
Inspirée par Mary Shelley, les sœurs Brontë et Virginia Woolf, Virginie Ducay écrit sur la fragilité humaine, l’amour et la folie. Elle a publié à La Part Commune Attendre Anna (2023), sélectionné pour le prix de la ville de Carhaix, Pour toi, Mina (2024) et L’Amour vrai (2026).