VERS LA BEAUTÉ de David Foenkinos

Publié le

 

Le titre est beau.
Vers la beauté.
Sous ce titre a été ajouté un bandeau. Un Modigliani.
Il ne m’en faut pas plus pour me procurer ce livre de David Foenkinos. Cet auteur qui m’avait tant troublée de sa poésie saisissante dans le merveilleux Charlotte.
C’était il y a moins de deux mois. Je l’ai ouvert un soir, j’étais dans mon lit, et je l’ai lu d’une traite ne pouvant le fermer avant le point final. Il est depuis sur ma table de chevet attendant que peut-être j’en partage la lecture. Puisque je l’ai dévoré.
Ce matin, je l’aperçois au milieu d’une pile de livres qui s’allonge et je trouve ce titre toujours aussi beau. L’appel de l’art, ma recherche du friselis rétinien.
Seulement voilà, je ne me souviens de rien. Rien du tout. Ni des personnages, ni d’une tonalité quelconque, ni d’une éventuelle intrigue, je ne me souviens de rien. Rien. Comme si jamais je ne l’avais ouvert ce livre au bandeau séduisant.
Qu’en dire alors ?
Une soirée, il m’a happé, puis je l’ai oublié. Un plaisir éphémère qui ne laisse aucune empreinte. Une soirée de beuverie dont il ne reste pas même un effluve. Un reset.
Je pourrais relire la quatrième de couverture pour faire émerger quelques vestiges mémoriels, et puis non, tant pis, me dis-je. Me restera ce titre envoutant.

Gallimard (2018)
222 pages

 

L’AUTEUR

Après avoir exercé le métier d'attaché de presse dans l'édition, David Foenkinos parvient à faire publier Inversion de l'idiotie, son premier roman, en 2002 chez Gallimard. La Délicatesse, 2009, lui apporte la consécration. En 2014, il publie Charlotte l'histoire vraie d'une artiste-peintre juive déportée à Auschwitz, dont les œuvres sont exposées au Musée juif d'Amsterdam. Et Le mystère Henri Pick en 2016.

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